12 févr. 2011

Texte sur l'éducation

Le service public de l'Education Nationale laïque fonctionne depuis toujours selon trois principes fondamentaux :
- Le principe d'égalité qui offre à tous les enfants un égal accès à l’enseignement sur l'ensemble du territoire,
- Le principe de solidarité garant de la gratuité,
- Le principe de continuité qui assure la pérennité du service de l'Education.

L'ensemble de ces valeurs est inscrit dans les préambules des Constitutions de 1946 et 1958.
Aujourd'hui, les différentes réformes et mesures qui se sont imposées dans le processus de révision générale des politiques publiques, font peser des menaces sur 1'avenir même du service public de l'Education Nationale et par conséquent sur les principes républicains cités précédemment.
L'Etat dans son démantèlement de l'éducation de la République va même jusqu'à distribuer des primes aux recteurs supprimant le plus de poste de professeurs

Avec la suppression de 16 000 postes en 2010 qui font suite aux 13 500 postes en 2009 et aux 11 000 en 2008, on dénombre ainsi, depuis 2003, la suppression de près de 90 000 postes d'enseignants. Paradoxalement, il s'avère que l'Etat utilise les 4 millions attribués à l'éducation nationale pour financer 250 postes dans le privé. Ce qui remet en cause l'école de la république.

La lecture de ces chiffres est pour le moins évocatrice et révélatrice du malaise profond que traverse ce service public ; elle démontre également que le principal critère des réformes repose essentiellement sur le principe d'économie budgétaire, entraînant par là-même une dégradation des conditions d'enseignement avec moins de remplacements, des offres pédagogiques qui se réduisent, la fin du dédoublement des classes et des cours de soutien ainsi que l'augmentation par le fait du taux d'encadrement. 

A cela s'ajoute la mise en concurrence des établissements dans un nouveau marché scolaire, de la ghettoïsation des plus défavorisés et de la libéralisation de la carte scolaire.

Nous assistons a un recul de 1'offre de service public et à une transformation radicale et préoccupante de l'Ecole d'une façon générale, alors que cette dernière, au-delà de son rôle de transmission des connaissances, représente le meilleur moyen de socialisation et de développement de notre jeunesse. Elle constitue également un rempart au communautarisme et favorise la réduction des inégalités sociales. Un service public et un creuset d’autant plus important que  seuls 33% d'une même génération est diplômé de l’enseignement supérieur.

L'ensemble de ces mesures nationales a bien évidemment une répercussion au niveau local. En effet, l'académie de Besançon est la quatrième académie la plus touchée, alors qu'elle doit faire face à une crise économique sans précédent.

Pour toutes ces raisons, la Fédération du Doubs demande le maintien des postes nécessaire dans l'Education Nationale.

Texte proposé par l'équipe du Pays de Montbéliard Agglomération et du Pays Baumois